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Publication de liste : Quand le ridicule s’érige en normes !

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8h30. Les premiers journalistes commencent déjà à prendre d’assaut le lieu de rencontre de tous les ridicules, sur la VDN. Devant la porte du partenaire privilégié, une dame bien habillée, smartphone à la main, sourire apparent de loin, vérifie les accréditations des journalistes déjà présents, pour ce rendez-vous, que personne ne veut se faire raconter.

Une fois à l’intérieur les confères ne sont pas déçus. Le dispositif est mieux que lors de la publication de la liste de la CAN, dans une salle exiguë et trop petite pour ce plein de monde. Une grande tente blanche est aménagée, avec un tapis vert pour donner l’impression d’être déjà sur le terrain. À l’intérieur deux rangées de chaises, une pour la presse et une autre pour le partenaires et les invités de marque. Jusqu’ici rien de vraiment choquant mais attendez la suite !

De simples retrouvailles 

Prévue et annoncée en grande pompe à 10 heures, la cérémonie va démarrer avec une retard d’une heure. 60 minutes au cours desquelles, les journalistes vont poireauter, s’enlacer, se raconter du tout et de rien, dans des moments de retrouvailles qu’ils affectionnent tant.  De l’autre bout de la tente, un tas de caméraman et chacun cherche la meilleure place, pour capter les moments des mimiques de Pape Thiaw. Les influenceurs, puisque c’est de leur tour, en profitent, pour gonfler leurs audiences.

À 9 heures déjà, les directs ont commencé. Les médias rivalisent de stand-up et chacun dégote ses experts, qui vont se pencher sur les choix du sélectionneur. Les uns avec des infos très légères et les autres, avec beaucoup d’amalgames et d’approximations. Mais puisqu’il faut parler, laissons la liberté d’expression prendre son pied, dans ce gros brouhaha où la seule bonne note reste une excellente qualité sonore de la régie.

12e Gaïndé à côté de la plaque

Dès sa prise de parole, Abdoulaye Fall s’est fendu d’une tonne d’excuses. Après ça, rien de plus intéressant. Le boss du football sénégalais, a passé 98% de son temps à remercier le partenaire, et à lui tresser des lauriers, passant à côté de l’essentiel. Un don unique chez ces nouveaux fédéraux.

Après chaque prise de parole, le 12e  Gaïndé se signale. Des mélodies dissonantes, qui indisposent l’assistance, obligée de consommer malgré elle, une ambiance mal venue. Car oui, pour les souteneurs des Lions, la tête devrait pencher plutôt vers les 15 autres supporters sénégalais détenus au Maroc depuis la finale de la CAN. Mais hélas, trop insouciants, les sujets de Issa Laye Diop préfèrent créer une chanson pour Pape Thiaw, qui n’a d’ailleurs rien d’original.

Le sportif ? Vraiment décevant ! 

« La différence entre Pape Thiaw et Aliou Cissé c’est la ponctualité. » C’est là où les critiques ont commencé à l’égard de Pape. Mais ses détracteurs du jour, ont oublié que le volet sportif ne représente même pas 10% de ce rendez-vous. Tout est commercial et folklore ici. Qui des 48 pays qualifiés au mondial, a organisé autant de folklore, pour uniquement publier une liste de joueurs ? Un simple communiqué, ou une infographie sur les plateformes officielles serait largement suffisant. Mais hélas dans un pays gouverné par les émotions, le folklore va occuper une place de choix.

Pour ce qui est de la liste, c’est la première fois que Pape n’a pas réussi à fédérer tout le monde autour de ses idées. Absence de Malang Sarr avec des explications approximatives. Présence injustifiée de Bara Sapoko Ndiaye. On le connait avec la voix tremblante, mais cette fois-ci, El Thiawito y a ajouté tâtonnement et réponses incomplètes, pour confirmer son malaise. C’est un Pape Thiaw moins serein qui s’est présenté face à la presse, pour échouer là où, il avait l’habitude de réussir.

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