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On était à la première de GFC à domicile !

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Des groupes de jeunes de tous les âges s’acheminent en rangs dispersés, vers le stade Amadou Barry, dans une ambiance très confiante, ce samedi 17 octobre 2026. Presque tous, vêtus des maillots aux couleurs du club (jaune et bleu), avec soit l’ancienne ou la nouvelle version, qui se vend comme des petits pains. Sur leur passage, ils croisent des hommes et femmes du « marché noir », qui revendent les tickets avec une garantie « mille cent francs rek té dó rang ». Mais ils ne réussirent pas généralement à convaincre ces jeunes fanatiques, prêts à faire la queue pour économiser une petite monnaie, une fois à l’intérieur.

A une heure du coup d’envoi, les deux portes d’entrée du stade sont envahies. Les gosses, en sandales, des fois pieds nus, font appel à la clémence des amateurs avec des termes très connus au stade « grand doma yobaalé » ou « grand mayma ma motali passe ». Le tout se passe sous la supervision des forces de défenses et de sécurité, surveillant les queues, qui se forment.

Foule difficile à maitriser !

Les entrées sont filtrées tout le monde est fouillé à la porte, afin de déceler le moindre objet interdit. Les journalistes et autres détenteurs de cartes d’accès, passent tranquillement entre les mailles du filet.
Une fois à l’intérieur on croise directement les hôtesses du comité de supporters, très bien habillées, qui ne s’intéressent qu’aux VIP et leur bienêtre. Toutes Les tribunes sont occupées. Le stade est quasiment plein, et bien garni. Car déjà la veille, les supporters s’étaient mobilisés pour orner les tribunes aux couleurs du club, afin de préparer la grande rentrée à la maison. Et comme attendu, Gaby met le feu avec des chants, à la gloire du club, suivi de ses acolytes et des fois de tout le stade pour assurer l’ambiance, mais surtout apporter leur soutien à leur président, Bobé actuellement en taule.

Ce match d’ouverture donne des allures de rencontres officielles. Le sélectionneur national Patrick Vieira, le président de la fédération sénégalaise de football Abdoulaye Fall, Ahmed Aïdara, le maire de Guédiawaye, Mouhamed Dieng le président du club et la légende El Hadji Ousseynou Diouf ont tous été de la partie, pour profiter du bain de foules et récolter quelques applaudissements tellement, l’ambiance était gaie.

La réalité du terrain !

Dès le coup d’envoi, les Crabes mettent un bon tempo. Tout le monde se retrouve facilement entre Boubacar Seydi, Mamour Gueye, mais surtout Abdoulaye Faty, qui fait des merveilles avec son pied gauche. Ce qui enchante un public acquis à leur cause. Seulement, les hommes de Tabane Dieng font trop attention au spectacle et oublient l’essentiel : marquer des buts. Et à force de vouloir jouer à la baballe, ils se font surprendre à la 11e sur une perte de balle au milieu. La charnière centrale, se déchire perd le file, lancé en profondeur, Mouhamed Sall file vers le but et ajuste Boubacar Fall (0-1). La clim au stade, et tout le monde se calme, un instant avant de reprendre, avec des critiques sur certaines phases du jeu. Amadou Ben Coly a pris chère avant de se racheter.

Mais Guédiawaye Football Club ne veut pas lâcher trop facilement l’affaire. Abdoulaye Faty percute et se fait faucher dans la surface de réparation. Abdou Mange ne s’en prive pas et égalise (1-1) au grand bonheur de Barry Park, qui exulte.
En seconde période Dakar Sacré-Cœur domine la rencontre mais ne se crée pas beaucoup d’occasions. Et ce qui devrait arriver arriva. Le même Faty sert parfaitement le nouvel entrant Pape Idrissa Lo à la 73e pour tuer le suspense (2-1).

Dans la joie et le bonheur, les fans de GFC quittent le stade avec de la lumière pleins yeux. Des sourires et des accolades avec aucun débordement pour cette rentrée des classes. Mais contrairement au « on joue le titre », la sobriété et l’humilité ont gagné les rangs des supporters, trop souvent déçus en fin de saison.

Guédiawaye a tout réussi pour sa première à domicile, dans les tribunes et même sur le terrain, tout a été parfait, pour cette première journée. Heureusement qu’on a été là pour tout vous raconter.

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