C’est à Paris que le pool d’avocats de la fédération sénégalaise de football a démarré l’opération destruction de la confédération africaine de football. L’équipe dirigée par Me Seydou Diagne et composée Juan de Dios Crespo Pérez, Serge Vittoz, Pierre-Olivier Sur et le bâtonnier Aly Fall a démonté tous les arguments de la CAF, dans sa volonté de plaire au Maroc et de retirer le titre au Sénégal. Point par point, les robes noires ont exhibé tous les manquements du jury d’appel, mais pas que. Ils ont aussi montré les incohérences, autour de la formation de ce même jury et de son incompétence à prendre une telle décision.
Boire amèrement le TAS !
C’est Me Seydou Diagne, qui allume la première mèche « la décision ne peut même pas être considérée comme juridique. C’est inadmissible et intolérable. ». Les avocats du Sénégal, ont révélé une partie de leurs arguments et comptent sur le TAS, avec une procédure accélérée. En temps normal, un arbitrage devant ce tribunal, peut durer entre 9 et 12 mois. Toutefois, le dossier pourrait être traité en deux mois, seulement si la CAF et la fédération marocaine acceptent la demande. Ce qui ne risque pas d’arriver.

Comment la CAF tue le football africain !
Me Diagne a aussi dénoncé une remise en cause grave des règles du jeu, en ces termes. « Remettre en cause la décision arbitrale et violer de façon aussi effrontée les lois 5 et 6 du jeu…ce que le Maroc a fait faire à la CAF par surprise ou malice ». Il prévient tout le monde que « si le TAS laisse faire, la prochaine coupe du monde se jouera dans des cabinets d’avocats à Paris ou aux États-Unis. » A condition que les États-Unis de Trump ne soient pas le vainqueurs sur le terrain.
Le coup de massue !

Les avocats de la FSF en conf. de presse Paris, jeudi 26 mars 2026
Les avocats sénégalais ont aussi révélé beaucoup d’incohérences, même dans l’application des règles évoquées, par le jury d’appel. Sur les quatre demandes du Maroc, seuls le constat du retrait du Sénégal, et la victoire 3-0 sur tapis vert du sont acceptées. Les demandes de restitution de trophées, des médailles et des primes ont été bonnement refusées. C’est comme couper la poire en deux : le Maroc est officiellement champion, mais le trophée est « offert » au Sénégal. Ce que les avocats de la FSF ne laisseront pas passer, estimant que « le Sénégal n’acceptera pas de modifier la décision rendue officielle », tout dénonçant « du faux et usage de faux. Il n’y a aucune demande de restitution de trophée. »
En dehors de la décision, les membres du jury de la CAF, eux-mêmes risquent d’être poursuivis pour « soupçons de corruption ». C’est l’avocat espagnol, Me Juan de Dios Crespo Pérez, qui l’a confirmé. La robe noire vise la composition illégale du jury d’appel, qui a tranché en faveur du Maroc et les cinq membres qui l’ont composé devront répondre devant une juridiction.
Véron Mosengo-Omba, la première victime ?
La contre-attaque du Sénégal fait déjà une première victime et pas des moindres. Secrétaire général de la CAF, depuis mars 2021, Véron Mosengo-Omba quittera officiellement ses fonctions lors de la réunion du comité exécutif prévue le dimanche 29 mars, d’après les informations de Sport News Africa. Touché par la limite d’âge depuis le 15 octobre dernier, il était cependant resté en poste, décidant des départs et promotions de plusieurs responsables sans consulter le COMEX en amont comme prévu dans les statuts.

Son règne a été marqué par une grave crise institutionnelle et plusieurs rapports internes contestant sa gestion et les nombreux dysfonctionnements constatés, dont les derniers pourraient avoir de graves conséquences sur la procédure au TAS. Cette histoire risque d’éclabousser complètement une confédération africaine de football, déjà en plein crise. Si le TAS tranche en faveur du Sénégal l’instance de Patrice Motsepe va encore perdre le peu de crédibilité, qui lui reste.











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