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FAUT-IL PROFESSIONNALISER LE FOOT FÉMININ ?

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Après une saison pleine avec des compétitions qui se sont, dans l’ensemble bien passées. Le président de la Fédération sénégalaise de football s’est réjoui de la bonne organisation et du niveau affiché par les protagonistes, Aigles de la Médina et Jappo Olympique de Guédiawaye. Emporté par l’émotion, il annonce son projet de semi-professionnalisation du football féminin, la saison prochaine. Me Augustin Senghor ne veut plus voir « les joueuses se pavaner » entre les clubs avec de maigres salaires. Il veut un football féminin structuré avec une garantie de progrès avérée.

En quoi consiste la semi-professionnalisation ?

 


Quand on pense à la professionnalisation on pense subitement aux conditions de travail des acteurs d’un domaine précis. Pour ce qui est du football féminin, elle consistera à créer les conditions pour permettre aux filles de pratiquer leur passion, sans accroc majeur. Le boss du football sénégalais veut « protéger », les joueuses, les « stabiliser » et les épargner des « transferts intempestifs sans revenus pour les clubs. » Les acteurs apprécient déjà. Le vice-président des Aigles de la Médina, sa réjoui d’une réforme , qui « va beaucoup aider les clubs ».

Aigles de la Medina auteur doublé coupe championnat

Aigles de la Medina auteur doublé coupe championnat

Cette mesure qui ne concernait que la première division l’année prochaine, aura pour but de mettre les joueuses locales et leurs clubs dans de bonnes conditions et de lutter contre « un dépeuplement gratuit ». En dehors des actrices sur le terrain, leurs clubs formateurs pourront en même temps, bénéficier d’indemnités de transfert pour gagner un peu de sous dans un football qui galère depuis toujours.

Avec quels moyens ?

Aigles de la Medina auteur doublé coupe championnat

C’est bien de pondre de bonnes idées à chaque fois qu’on a un micro et une caméra en face. Mais c’est encore mieux de se donner les moyens de les mettre en pratique. La tâche semble donc ardue pour les fédéraux, qui souffrent déjà d’appliquer la professionnalisation chez les garçons, pourtant en vigueur depuis 15 ans. Déficit d’infrastructures, manque de moyens des clubs, absence de cadre légal « rigoureux », contraintes sociales… Les maux sont nombreux pour le foot au Sénégal.

Screenshot

Chez les filles c’est encore pire. Elles sont déjà obligées de jouer leurs matchs de championnat le matin, pour laisser place aux garçons le soir. Pitié pour le responsable de la programmation future. Les clubs professionnels existants ont du mal à respecter les cahiers de charges et pourtant la ligue est obligée de laisser passer pour ne pas perturber un championnat déjà instable.

Comment donc les filles pourraient être l’exception d’un football qui a toujours été dominé par les mâles et qui vivote ? Si Me Augustin Senghor réussit à apporter des réponses à cette question, il réaliserait le coup du siècle.

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