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PASTEF-APR, LA GUERRE DES TICKETS

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En principe, quand l’hymne national retentit au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio, pour annoncer le début de match Lions, le sentiment devrait être le même, chez tous les supporters présents dans les gradins. Mais hélas tel n’est pas le cas. Si les uns sont là pour voir Sadio Mané et consorts , broyer les Mambas, d’autres y sont, pour tout simplement scander le nom du chef de l’État et leur volonté de le voir briguer un autre mandant à la tête du pays. Une volonté que ses opposants jugent illégal. La bipolarisation, qui frappe actuellement le Sénégal s’invite malheureusement dans la tanière et risque même de polluer l’atmosphère du public, dont le seul rôle devrait en principe, être de soutenir son équipe, sans mettre en avant une coloration politique ou idéologique.

Pendant longtemps, des amateurs ont dénoncé, les grandes banderoles des fans dans les tribunes, qui identifient un joueur à une localité. Une pratique inséparable du football local, dont les acteurs, eux-mêmes, montrent leur appartenance à leurs localités et leur attachement à leurs régions de naissance. Les récentes parades et hommages des champions d’Afrique, après leur sacre au Cameroun sont la preuve vivante que cette réalité socio sportive est inséparable du football sénégalais.

Des tribunes dégarnies ? 

Bien sûr le 12e Gaïndé et Allez-Casa seront de la partie comme toujours. Mais le groupe Ultras, créé au lendemain de la victoire au Cameroun dénonce avec amertume, sa décision de renoncer au match, faute de ticket. « À cause de la difficulté de trouver des tickets d’entrée sur le marché, les Ultras sont au regret de ne pouvoir assister au match des Lions prévu ce vendredi. Nous marquons notre profonde désolation face à cette pénurie de tickets que rien ne justifie », cet extrait du communiqué de ces supporters, dépourvus de coloration politique montre à suffisance la gravité de la situation.

Cependant, il n’est interdit à aucun leader politique, de quel bord que ce soit, de se procurer des billets, pour ensuite les redistribuer à ses proches pour soutenir le bien que nous partageons tous, l’équipe nationale. Mais, si le seul objectif est d’en faire un combat politique, la FIFA devrait réagir alors. On frôle déjà l’ingérence politique, tant combattue par la fédération mondiale, d’autant plus la secrétaire générale Fatma Samoura assiste au match, dans le cadre de sa tournée sur le continent , pour la promotion et le développement du football africain. On risque de se faire très petits.

Ces partisans de la mouvance ont comme prétexte « un sabotage » qui se peaufinerait, en cachette, pour s’accaparer des billets et essayer de contrecarrer les auteurs. « Ils nous ont demandé de récupérer tous les billets de tous les points de vente, sous prétexte qu’il fallait éviter le sabotage qui se préparait », indique une source proche du dossier, qui a requis l’anonymat au site Emedia.sn. Des accusations que personne n’est en mesure de prouver, évidement.

Des chants politisés, mais rien de grave !!!

Pour, les joueurs, peu importe qui vient au stade ou pas. Le plus important c’est de pouvoir compter sur la ferveur d’un public, qui use de ses cordes vocales pendant 90 minutes, pour soutenir son équipe et déstabiliser l’adversaire. Heureusement que les hommes de Aliou Cissé sont épargnés de ce corps à corps politique, dans les tribunes et sont concentrés sur leur production sur le terrain.

Le manque d’harmonie, de cohésion et de chorégraphie sont les seules grands conséquences de cette situation, qui se dépeint beaucoup plus sur l’image que renvoie le football sénégalais, que sur les performances des joueurs. Mais cette volonté risque de buter sur des limites. L’un des freins de cette idée politiste du football, reste la grande capacité d’accueil du stade Me Abdoulaye Wade. Avec 55 000 places, il est difficile de remplir toutes les places, même si les tickets sont déjà vendus.  La distance et les difficultés, au retour risquent aussi de décourager beaucoup de supporters politiques surtout dans un contexte de ramadan.

Une situation assez similaire à celle résolue par les fédéraux à la CAN au Cameroun. Quand Allez-Casa et 12e Gaïndé ont mis de côté leur opposition de style, se sont vêtus des couleurs nationales et ont adopté les mêmes chorégraphies, le Sénégal s’est tout de suite, mis à gagner. Donc pourquoi ne pas répéter la même musique, puisque malgré toutes les divergences politiques, l’équipe nationale a toujours été le seul trait d’union, qui réunit tout le peuple derrière un seul objectif.

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